madeMOIsELLE BrindAmaNte
En ce 20 décembre 2010, il m’a fallu plus d’une salutation pour me réveiller et reprendre mes esprits. La nuit a été assez courte et la soirée mémorable. C’est sûr, elle restera gravée à jamais. Les yeux mi-clos, je beurre ma tartine, bois un jus de pomme, mange une mandarine, allume le poêle pour que ma douce, restée mucher, ne sente le froid lui titiller les sinus, enfile un pull en laine et un jeans, passe un coup sur l’appareil dentaire et embarque mon cartable. Tout cela comme si quelqu’un m’animait à la manière d’un personnage des Sims. Je claque la porte, le temps est à l’hiver, le sol est plus qu’enneigé. Pendant un instant je ferme les yeux, j’inspire profondément, mais de la musique ne cesse d’agiter mes quelques neurones. Figé devant cette nappe de crème fraîche, je réalise que depuis une demi-heure, inconsciemment et inlassablement, je fredonne ces mélodies qui ont animé ma vie ces dernières heures. Le sourire aux lèvres, je mets le contact et « Le chef n’aime pas la musique » retentit et brise le silence des lundis matins. Moi, non plus, j’aime pas la musique… palala, palala, palalalalaaa… Pas de temps à perdre, je n’ai que dix minutes, je laisse filer la piste et tombe sur un choral de Bach et une salade à la ciboulette. Mes poils se dressent et mes yeux se remplissent de larmes mais je m’efforce de les garder à l’intérieur. Je profite de cet instant magique. Quel cadeau ! En arrivant à l’école, des élèves m’attendent, les boules façonnées et cachées derrière leur dos. Leur sourire en dit long. Une élève me demande si j’ai pleuré. Je lui réponds, oui. Je lui dis que le père Noël est déjà passé chez moi et qu’il m’a offert le cd de la Fanfare Détournée…
Je ne le dirais jamais assez, et à coup sûr je ne suis pas le seul à le penser, mais je vis une expérience extraordinaire avec la Fanfare Détournée.
Merci Eloi Baudimont. G.H.
Merci
de riEn