MoN OnCle YveS
Une cigarette, un t-shirt usé
Des pantoufles et un velours côtelé
L’oncle Yves sort de chez lui
Accompagné de son chien noir, « Blackie » !
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En hiver comme au printemps
L’oncle Yves marche tout l’temps
Parkinson ne l’habite pas
C’est juste qu’il a froid
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Le long des trottoirs en merdé
L’oncle Yves promène son roquet
Il mène une marche lente assurément
Il s’arrête, il scrute et redémarre lentement
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L’oncle Yves marche sans se soucier
Sans se soucier du monde, ni du trajet
À n’importe quelle heure du jour
C’est toujours le même tour
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Il croise toujours les mêmes gens
Mais personne ne sait ce qu’il pense vraiment
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Depuis son invalidité, mononcle Yves marche et fume
Aussi, parfois, il marche et fume
Des dizaines de kilomètres par jour
Des dizaines de paquets par jour
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Il a une dégaine d’un homme saoul
Mais il n’est pas ivre, ni fou
Il ne parle pas… sauf à lui
Ou à Blackie…
- Blackie ! Arrête de gueuler !
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Rien ne l’arrête, ni la faim
Ni la mort de son chien
Après seize ans de fidélité…
Blackie s’est foulé
L’oncle Yves, pour continuer, a dû l’achever
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Mais il s’est procuré un nouveau compagnon
Un chien blanc pour changer
Cette fois-ci, il l’a appelé « Blackie »
Pour changer
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- Allez Blackie ! Avance !
G.H.
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